Lundi 23 janvier 2012 1 23 /01 /Jan /2012 23:35


Bonsoir,

Voici une démarche que je n'avais pas encore développé sur mon blog : la démarche Blitz kaizen.

À la différence de la démarche kaizen qui implique des changements profonds mais par petits
pas, la démarche Blitz Kaizen permet de réaliser un grand pas en avant.

Cette démarche demande néanmoins une Énorme préparation (et c'est rien de le dire...) si l'on souhaite arriver à un résultat concluant.
En gros il s'agit de réaliser un projet lean en quelques semaines contre quelques mois habituellement.

Par contre, la force est dans l'implication et la participation des différents acteurs de
l'entreprise.

Pour plus d'infos n'hésitez pas à laisser des commentaires ou à m'envoyer un mail.

 

kaizen-copie-1.jpg

Par Eric Boyes - Publié dans : Outils
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Lundi 16 janvier 2012 1 16 /01 /Jan /2012 23:01
Voici une question que l'on me pose de plus en plus souvent au cours de mes missions. Très simplement, il s'agit d'une philosophie basée sur la valeur ajoutée pour le client.

4 étapes principales sont à réaliser pour arriver à la 5ème étape la plus importante : l'excellence !

Étape 1 : Définir la valeur ajoutée pour mes clients ? Sont-ils prêts à payer pour des machines arrétées par manque de produits?pour des produits retouchés à différentes étapes de mon processus, pour les rebuts générés ? Une fois que vous avez répondu à ces questions, vous avez réalisé une étape primordiale.

Étape 2 : Identifier ma chaîne de valeur. Quelles sont les différentes étapes de mon processus qui génèrent de la valeur pour mon client? Quelles sont les étapes de conception du produit, de gestion des informations nécessaire au bon fonctionnement et enfin de modification de la matière première jusqu'à un produit fini?
Le but de cette étape étant d'identifier les étapes inutiles, les différents gaspillages (muda en japonais) qu'il est important de supprimer.

Étape 3 : Organiser un flux afin de permettre au client de tirer le produit en diminuant les tailles de lots, voire produire à la demande. Il s'agit d'attaquer la vraie transformation lean !
Attention révolution en vue (voir mon article sur la résistance au changement). Pensez à produire utile plutôt que de produire pour les stocks.

Étape 4 : Tirer la production. Il n'y a plus d'entités séparées au sein d'une même entreprise, chacun travaille pour le client final. Si il reste des stocks intermédiaires, ils ne seront justifiés que par le nombre et les temps de changement de campagne. Les outils 6 sigma, SMED... permettront de les réduire.

Étape 5 : Viser l'excellence, il s'agit de la partie la plus facile car prolongement naturel de la démarche lorsqu'elle est réussie ! Une fois les 4 précédentes étapes achevées, les mudas apparaissent naturellement. Chaque acteur a pris conscience de la valeur de ses produits et comprend la nécessité d'éliminer les gaspillages.


Merci Monsieur Taiichi Ohno (1912-1990) pour nous avoir ouvert les yeux !
Par Eric Boyes - Publié dans : Outils
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Jeudi 8 décembre 2011 4 08 /12 /Déc /2011 07:47
Connaissez vous le tableau de bord équilibré (Balanced Scorecard) ?


Robert Kaplan et David Norton ont développé cette approche en 1992, c'est leur approche systémique de l'entreprise qui m'a séduit et m'a poussé à aller plus loin.
Ils ont démontré que les différentes facettes d'une entreprise devaient être connectées afin de créer de la valeur sur le long terme.
Dans l'environnement ultra-concurrentiel actuel, les entreprises ne peuvent plus se contenter de mesurer leur performance financière. La boucle d'analyse de la performance financière ne permet pas d'anticiper sur les contraintes qui demandent des modifications de cap stratégique.
La finance, les clients, les processus clés (générateurs de valeurs) et l'apprentissage doivent être interconnectés afin de rendre l'organisation auto-apprenante, pro-active face aux difficultés auxquelles elle doit faire face.
Mais attention, il y a une démarche stricte à respecter afin de pouvoir développer cette approche au sein de son entreprise. Pour commencer posons nous les questions suivantes :

Les valeurs et la vision de l'entreprise sont-elles connues et partagées ?
Quels sont les processus qui génèrent la valeur de mon entreprise ? (voir VSM)
Les clients et les fournisseurs de chacun de ses processus clés sont-ils connus ? (voir FIPEC)
Quels sont les métriques clés de ces processus ? (voir objectifs et indicateurs)

Ce premier travail effectué, les auteurs proposent 4 autres questions permettant d'assurer que la stratégie qui sera mise en œuvre permettra la création de valeur de manière durable.
Quelle doit être notre performance pour les actionnaires ?
Quelle doit être notre performance pour les clients ?
Au travers de nos processus, quels sont nos forces ?
Comment allons nous grandir et devenir plus agile ?

La traduction de Balanced Scorcard par tableau de bord équilibré est pleine de sens. Si l'on traduisait par "tableau de bord prospectif" nous ne mettrions pas en avant l'importance d'avoir un équilibre entre :
Les objectifs courts et longs termes
Les objectifs financiers et non financiers (sociaux par exemple)
Les indicateurs passés et futurs
Les objectifs internes et externes
Par Eric Boyes - Publié dans : Outils
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Lundi 7 novembre 2011 1 07 /11 /Nov /2011 07:00

Lorsque les personnes impactées par les changements sont vues comme des "clients" du changement et intégrées dès le début de la définition du problème, il est souvent surprenant de remarquer à quel point elles sont impliquées.

Nous rencontrons 3 catégories de personnes lors de la mise en place d'un changement, les indécis, les acquis et les opposants.

Pour attaquer un changement de taille, il est important de mettre beaucoup d'énergie sur les "indécis", valoriser les "acquis" et ne pas perdre trop de temps avec les "opposants"

Je pense qu'il faut donner du sens aux changements, ils ne sont pas décidés pour occuper nos chefs de projets et, une fois expliqués, certains indécis basculent en acquis et des opposants peuvent se transformer en moteurs. 

Ainsi une masse critique est obtenue et le projet acquière suffisamment d'inertie pour avancer.

Pour utiliser une image, c'est comme pour le Judo, il faut utiliser la force de nos adversaires pour gagner le match.

http://t2.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcQnPwsqO8rvzNvHbfkU7K4LSqS_VrITZGIuQCIdqEtU-5_Qo6cbHQ

Dernier point : il ne faut pas oublier que le changement peut amener l'entrée dans la courbe de deuil et qu'il faudra respecter les différentes phases. Il est donc important d'impliquer au plus tôt les personnes impactées par le changement pour ne pas subir ce délai d'acceptation.

 

Bonne journée

Par Eric Boyes - Publié dans : Management
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Vendredi 18 décembre 2009 5 18 /12 /Déc /2009 10:33

Peut-être l’avez-vous déjà commencé (je l’espère) lors de votre phase de définition, mais attention là on passe à la vitesse supérieure !

Cette étape va vous confronter, vous et votre équipe, à vos « a priori » ! Ne vous laissez pas surprendre et construisez un plan de collecte de données suffisamment costaud pour qu’il ne laisse pas de place au doute face aux résultats. 

De plus vous allez voir que comme par magie vos Variables Clés sortantes du processus vont s’améliorer dès que vous allez commencer la phase mesure ! C’est systématique, dès lors que vous faîtes mesurer un processus par ses acteurs, il s’améliore d’au moins 5%. Je ne veux entendre personne me dire qu’il s’agit de triche dans la mesure, arrêtons de croire que l’homme est foncièrement vicieux et mauvais. De toute façon, l’analyse du système de mesure est là pour éviter ce genre de biais (que je n’ai jamais rencontré). Cela est tout simplement dû au fait que lorsque vous vous mesurez vous portez une plus grande attention à ce que vous faîtes. 

Voici ci-dessous la démarche à suivre pour réaliser une bonne Phase mesurer, vous retrouverez à la fin de cet article une check list des points à réaliser afin de réussir cette phase.

 

              I.      Recueil des données 

Afin d’être en mesure de renseigner le plan de collecte de données ci-dessous, vous allez avoir besoin de quelques information complémentaires

plan de collecte de données

a.       Les différents types de données

Parce qu’il est toujours bon de savoir de quoi l’on parle, petite introduction aux types de données que vous allez rencontrer :

 Les données Continues

 

Données mesurées sur une échelle continue ou pouvant être mesurer indéfiniment, par exemple : 

·          La température

·          Le temps

·          La taille

·          Le poids

·          Les coûts

·          

Ces informations sont les plus détaillées !

 

Les données Discrètes 

Données pouvant être dénombrées, par exemple : 

·          Nombre de pièces produites

·          Nombre de pièces rebutées

·          Nombre d’appel téléphonique reçus

·          … 

L’intérêt de ces données est qu’elles peuvent être transformées en proportions et pourcentages et que dès lors elles deviennent continues.

 

Les données attribut (attribut binaire) 

Données classifiées en catégories, généralement celles qui sont extraites des différents formulaire de satisfaction que vous pouvez remplir, par exemple : 

Pour les données attributs binaires

·          Pour / Contre

·          A temps / En retard

·          Satisfait / Mécontent

·          Défectueux / Non Défectueux

 

Pour les données attributs (échelle de choix plus grande) 

·          A temps / En retard / Très en retard / Jamais reçu

·          Satisfait / très satisfait / Non Concerné / Ne se prononce pas

 

b.       Définition des facteurs de stratification 

Comme leur nom l’indique, les facteurs de stratification permettent de discriminer les données afin de les rendre plus lisibles. N’oubliez pas que les données que vous recueillez maintenant serviront la phase d’analyse. 

Plus vous aurez discriminé vos données, plus l’analyse pourra être poussée mais car la période de relevé sera également plus longue ou plus chère ! 

Par exemple, pour un projet, je devais mesurer le temps à non valeur ajoutée c’était mon Y j’ai donc réalisé le diagramme ci-dessous :

 

stratification.gif

 

Même si c’est une fois encore extrêmement contraignant, il faut faire l’effort, car je peux vous assurer que devoir relancer un plan de mesure parce que l’on a oublié un facteur de stratification est tout ce qu’il y a de plus inutile et donc de moins lean possible par de la destruction de valeur ! 

Très important !! Chacun des outils que je vous présente doivent être complétés en équipe lors de vos réunions de groupe projet sans quoi vous aurez le droit de faire les relevés de données tout seul.

 

 

c.        Les définitions opérationnelles 

Encore un concept des plus important car grâce à elles vous allez pouvoir partager avec l’ensemble du groupe les attentes que vous avez sur les données que vous souhaitez recueillir. 

Une bonne définition opérationnelle vous permettra de définir de manière précise vos attentes en terme de mesure et ainsi vous assurer que chacun mesure de la même façon. 

Cela vous permet de vous assurer une interprétation commune et éviter les surprises lors de la phase d’analyse des données. 

Assurez-vous que chacun partage la définition opérationnelle des données à mesurer, lorsque vous la présentez à l’équipe assurez vous qu’il n’y a aucune interprétation divergente, sans quoi il vous faudra la modifier.

 

d.       L’origine et la localisation des données 

Grâce à votre travail sur les définitions opérationnelles vous allez pouvoir commencer à analyser les données historique ou existantes du système : 

·          Est-ce que ces données répondent aux définitions opérationnelles ?

·          Est-ce qu’elles sont représentatives du processus étudié ? 

 Posez-vous des questions sur la faisabilité du recueil des données si les données dont vous disposez ne sont pas suffisantes : 

·          Quel est le coût pour recueillir de nouvelles données ?

·          Quel est le délai pour recueillir ces nouvelles données ?

·          Est-ce que j’ai le temps matériel (par rapport au planning de la phase Définir) de recueillir ces données ?

·          Est-ce absolument nécessaire à la réalisation du projet ?

 

e.       Comment sont recueillies les données 

A cette étape, il vous faut choisir le support et la méthode de recueil de données le plus pertinent et le moins timewasting pour vos équipiers. JE vous propose de réaliser avant la réunion des modèles de grilles de recueil de données (il faut que l’étape de stratification ait déjà été réalisée). 

Choisissez vos facteurs de stratification

Utilisez des titres clairs pour tous

Laissez assez d’espace

Déterminez la période de temps 

Vous avez le choix quand au type de fiche de contrôle à utiliser : 

·          La plus visuelle : la fiche de contrôle en diagramme de fréquence. Elle permet une illustration visuelle de la tendance.

FDC DIAGRAMME 

 

·          La basique, attention à ne pas la rendre trop complexe !

FDC CLASSIQUE 

 

·          La fiche de suivi, normalement disponible dans toutes les entreprises disposant d’une assurance qualité, peut-être que vous n’aurez qu’à « l’améliorer »

 

f.        La taille de l’échantillon 

Alors là on s’attaque à un gros morceau de statistiques… Il est fondamental de bien choisir la taille de l’échantillon à utiliser, c’est la base de la « statistique inférentielle ». 

Le fait d’utiliser un échantillon vous permet de limiter l’étendu des mesures et ainsi économiser du temps et de l’argent, bien entendu cela implique d’accepter un degré d’incertitude. 

Afin de définir la taille de l’échantillon, il faut prendre certains facteurs en compte : 

·          Le type de données

·          L’objectif de ces mesures et ce que vous ferez des données

·          La confiance que vous pouvez déjà accorder à ces données et la marge d’erreur 

Voici quelques formules qui devraient vous aider à déterminer la taille de l’échantillon selon le type de données à mesurer. 

Link: http://www.profecogest.com/article.php3?id_article=96

 

·          Données continues 

Dans l’exemple ci-dessous N est la taille de l’échantillon, S est l’écart type (issu de précédentes mesures) ∆ est la marge d’erreur. 

N = (1.96S/ ∆)² 

1.96 est une constante représentant un intervalle de confiance de 95%

confiance-de-marge.gif  

Attention, cette approche n’est valable que si le résultat est supérieur à 30 

Exemple : Un groupe LSS souhaite connaître le temps de traitement moyen d’une panne à une panne prés (la marge d’erreur). En se basant sur des mesures précédement réalisée, l’équipe sait que l’écart type est de 4 heures. 

Quelle est la taille minimale requise de l’échantillon afin de pouvoir estimer la moyenne avec une précision de 95% ? 

N = (1.96 *4 / 1)² = 62 pannes (on arrondi à l’entier supérieur)

 

·          Données discrètes 

Ici nous allons introduire le facteur P qui correspond à la proportion de données étudiée 

N = (1.96S/ ∆)² (P)(1-P) 

Attention, cette approche n’est valable que pour les très grandes populations ou si la taille de l’échantillon ne correspond qu’à 5% des cas. Afin de valider le calcul assurez vous que (N)*(P)≥5 et (N)*(1-P)≥5 

Exemple : Ce même groupe souhaite maintenant définir le nombre de pannes qui nécessite un retravaille suite à la réparation. L’équipe sait qu’à peu prés 25% des pannes nécessite une deuxième intervention. Quelle doit être la taille de l’échantillon pour déterminer le % exigeant des retouches dans 5% de la population. 

N = (1.96 *4 / 0.05)² (0.25)(1-0.25)= 289 pannes (on arrondi à l’entier supérieur) 

Par Eric Boyes - Publié dans : Outils
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